nuago

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Dans ma bouche

Je crois que c'est l'une des plus jolies bites que j'ai sucée, en même temps c'était la première, mon jugement est peut être altéré par le souvenir de la découverte. Elle était forte sans être grosse, bien campée sur la tige, pas trop longue, parfaite pour ma bouche, bien droite, comme une andouillette même si le concept de l'andouillette ne peut évidemment être une comparaison agréable. C'était celle de mon patron, nous avions terminé tard et je l'ai raccompagné en voiture. Il m'a offert un verre, je suis entrée, nous sommes restés longtemps devant la cheminée, je sentais son regard insistant, j'ai fini par tourner la tête, ses yeux m'invitaient à le chevaucher, il y a des yeux ainsi qui expriment très bien leur volonté. Je me suis retrouvée sur lui et j'ai glissé le long de son corps pour sortir sa bite qui s'est retrouvée dans ma bouche. 

 

Par la suite, nous avons continué ce petit rituel, de préférence dans son bureau ou le mien. Cela ne s'est jamais terminé par une pénétration vaginale, anale parfois. Ni mon clitoris ni mon vagin n'ont connu sa bouche ou sa queue alors que je connaissais les moindres détails de la structure de son membre. 

Dans son bureau, je l'entends m'appeler, j'arrive avec mon calepin, il est au téléphone, il me fait signe de ne rien dire et ouvre son pantalon. Je m'agenouille, dégraffe mon chemisier, retire mes lunettes, j'entends déjà un soupir, celui de l'homme qui sait ce que va être la suite. Son interlocuteur était une femme, qui avait une très belle voix, je lui avais parlé plusieurs fois, mais comme m'avait dit un des techniciens "elle est laide comme pas possible d'être moche", et sentait l'ail ou le poireau ou un mélange des deux. Son poste à responsabilité élevée faisait que mon patron - rien qu'à sa voix - en était fou, puis il l'avait rencontrée, et ses visites s'étaient espacées.

Au téléphone ils parlent de l'article qu'ils écrivent à quatre mains, sur une crosse datant du moyen âge ; en fait, elle parle, lui se contente de dire oui là oui, non pas ça, mhmm, et les instructions qu'il donne me sont destinées, c'est ainsi que je l'entends. La jolie voix de la dame doit sans nul doute aider à l'entraîner vers une extase passive. Passer sa bite entre mes seins avant de retrouver ma bouche lui plait bien "ah oui" puis le sucer à l'envi sans retenue crée des "mhmm" puis des "fffff" où sa respiration s'accélère avec des tentatives de maîtrise du sujet, il agrippe ma tête pour retirer un peu de pression, reprend le téléphone pour dire deux trois mots, sa voix est différente, hachée, rauque, je souris, il est mûr pour la suite, il est à moi là, j'ai le pouvoir sur lui alors que je suis à genoux comme d'habitude, offrant la vue sur mes seins, la jupe relevée pour être à l'aise et lui donner à voir ma croupe.

Il n'était pas rare qu'il me présentât à certains de ses amis, c'est ainsi que je rencontrais mon futur médecin qui lui a une bite un peu plus longue qu'une andouillette. J'imagine leur conversation, la transmission de la connaissance d'une suceuse qui ne demande pas plus. Nous étions au tout début des années 90, le SIDA avait changé certaines pratiques des "hommes à femmes", il fallait faire attention, le préservatif n'était pas encore accepté et la fellation semblait à l'époque safe sex. Les filles irrégulières ont souffert à cette époque (en tout cas moi), et j'étais devenue la fille qu'on se prête pour les pipes. Peut être que les garçons s'appelaient pour relater la pratique dans laquelle on disait que j'excellais*. Les déjeuners entre garçons devenaient sans doute le lieu d'échanges sur ma façon de faire. "Tu sais ma chargée de mission ? Elle est parfaite sous le bureau".

Et là sous le bureau, je lisse, je goûte, je nettoie, je lèche, j'engloutis au fond de ma gorge, attrapant les couilles par les mains, aventurant mes doigts vers la peau plus tendre sans aller encore pénétrer le cul de mon sucé. J'entend les râles, les "oui oui, euh non, excuse j'ai une urgence je dois raccrocher, je te rappelle, je te rappelle" émis de manière saccadée, le combiné reposé de manière brutale (nous sommes dans les années 90, le téléphone portable fait à peine son apparition) puis une déflagration dans ma bouche et un aaaahhhh sorti des entrailles. Je sèche les coins de ma bouche, me rajuste, reprends mon calepin, point de câlins ou de post-coït amoureux, il a joui. Je sors de la pièce, les genoux un peu flageolants.

"Merci Barbara".

 

 

* notez l'emploi de l'imparfait

 

Ill. de Loïc DUBIGEON
trouvée sur http://michel-koppera.over-blog.com/article-loic-dubigeon-fellations-87014038.html



22/01/2017
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