nuago

nuago

Sur moi


Plouf

Quand je jette une bouteille à la mer

et qu'elle tombe à plat

Quand je lance des SMS

et qu'ils ne trouvent pas preneur

Quand j'exprime mes envies

et que le vent me renvoie mes erreurs

Quand mon coeur explose

et que le pompier n'arrive pas

 

Seule. 

 

 


12/02/2017
0 Poster un commentaire

Ode à ma voiture

17 ans qu'on partage la route.

Elle a vu des bisous, mes jambes, mes seins, toutes sortes de chaussures, moi enceinte...

Des valises, un couffin, le siège bébé à l'avant, à l'arrière, puis fifille devant et au volant.

Elle a vu la mer, la montagne, Paris...

Mes pleurs, mes erreurs, mes youpis,

Mes déménagements, mes errements, la déchetterie.

Et quand j'arrive au garage Ford, elle est connue...

Tripotée, adulée. Le chef montre le moteur au stagiaire : "ça c'est de la bonne, on n'en fait plus des comme ça".

Je suis fière.

Sur le pont elle est montée, j'y vois de la rouille, la vieillesse ennemie. J'ai songé à en changer contre un trajet en bus,

En rentrant elle a mis les Cranberries, "Ode to my family".

Aujourd'hui encore, elle est là. 

Je la maltraite, plus vite, on est en retard, on n'arrivera pas à temps.

Et puis je ralentis, pour poursuivre plus longtemps le chemin avec elle.

Je caresse le volant, lui raconte des choses. 

Je voulais écrire une ode à ma voiture. 

IMG_7475[1].JPG

 

Suggestion d'écoute : Cranberries, "ode to my family"


03/11/2016
2 Poster un commentaire

Je ne suis pas de ce monde

Je suis née trop tôt

Vous lire est un plaisir

Vous rencontrer est toujours une défaite

J'aurais pu ouvrir la voie, 

Je ne savais pas que c'était possible

Je me suis retrouvée coincée dans une autre vie

J'aimerais tout recommencer et savoir enfin.

L'infini des possibles

Le chant des oiseaux

Le reste de la vie, je vais enfin pouvoir.

Je pense à ma mort, qu'elle arrive vite, je suis lasse de tout

Et pourtant tant de choses encore à découvrir,

Mais combien de déceptions, de haines à essuyer, 

De morve


07/07/2016
1 Poster un commentaire

Et si je partais ?

Je me disais souvent, il va se passer quelque chose, cela ne va pas continuer ainsi, il va se passer quelque chose. Je ne m'attendais pas à cette déflagration, suivie d'une immense lassitude, où les problèmes s'accumulent et bizarrement s'annihilent, s'étouffent l'un l'autre. Je gère est ma réponse quand on me demande comment je vais. On ne me demande plus si je vais bien, mais comment je vais. Je ne sais pas comment je vais. Seul le chat est un petit bonheur. J'essaie de le partager avec le chien. A part eux, j'aimerais que tout le monde soit mort autour de moi, cela ne serait pas plus triste, juste des problèmes en moins, et enfin profiter de soi. Je dis cela mais en même temps, je sais que si cela se réalisait, ce serait affreux pour moi, et pourtant. Pourtant ils ont le droit de vivre, ceux qui sont lot de problèmes. Comment peut-on être lot de problèmes et ne pas s'en rendre compte, ne pas se dire qu'on va tout faire pour ne pas être un poids. Comment peut on sciemment être un poids ? Je m'accroche à l'idée stupide que le sciemment est la maladie. Stupide oui, car la maladie est terrible : le syndrome familial comme dit le médecin traitant : la maniaco-dépression voire la schizophrénie. 

Plusieurs questions :

- pourquoi pas moi ?

- peut être moi, on porte en chacun de nous cette maladie qui se déclenche suite à un choc.

- pourquoi est-ce à moi de les gérer ?

- et si je n'étais pas/plus là, comment ça se passerait ? Chiche. Mais si je dis ça, c'est que le syndrome est là.

 

Quand j'allais au collège, j'allais chercher une copine, ma copine d'enfance, elle en avait assez de moi et partait avant que je n'arrive. Mais quand on faisait le chemin ensemble, on ne parlait pas. Un grand vide s'installait en moi. J'avais envie de lui dire "on ne se parle plus, tu ne le vois pas", je n'osais pas, ce grand vide m'empêchait, cet état second, je marchais à ses côtés et elle devait penser que j'étais bien à ses côtés et n'osait pas me dire qu'elle et moi c'était fini. J'ai fini par la laisser. Quand elle est venue me voir à la maternité dans ma chambre d'accouchement où elle travaillait, j'ai fait celle qui dormait. A la maternité, un sentiment a occupé ce grand vide : l'angoisse. 

 

Ma petite chérie, j'aimerais tant que tu me parles. Au moins toi, fais cet effort insurmontable, comble ce vide en toi et hop parle moi.


07/07/2016
0 Poster un commentaire

La drôle d'aventure de dix minutes

Sortir les poubelles, une voiture garée en double file, tous feux allumés, warning en action, un gars s'agite à côté, et soudain se retourne et se dirige tout de go vers moi, toujours cette poubelle à la main, moi comme au ralenti, lui nerveux-brun-pas mal-voiture rouge-veste rouge. Il parle rapidement, à la limite de l'affolement, il a fermé la voiture moteur en marche, les clefs sur le volant, et elle s'est verrouillée automatiquement, la vilaine je pense je lui jette un oeil oh la coquine rutilante et clignotante. Il livre des pizzas qui sont en train de refroidir, est-ce que j'ai une voiture, puis-je le conduire où il veut ?

Bah oui. 

Je renoue mes chaussures, les bleues avec les lacets c'est long, dans mon esprit je suis longue, j'attrape mon sac, allez hop en route.

Il me donne l'adresse puis m'indique la route. Euh j'habite ici, dans cette ville, mais il connaît un raccourci, à gauche, à droite, tiens on passe devant le sauna privatif, à droite dans le cul de sac, ce n'est pas un cul de sac m'avoue-t-il, prenez à gauche du garage, il se penche vers moi, il sent la pizza, c'est horrible l'odeur de pizza qui imprègne les vêtements. Et puis soudain mon imagination s'affole, sur un prétexte, me voilà enlevée dans ma voiture et le cul de sac est un coupe-gorge. Je m'en fiche d'être violée, mais je ne veux pas de cette odeur de pizza sur moi. Rhoo à quoi je pense, "arrêtez-vous là", il descend, court, suit le chemin pédestre qui relie l'autre route. Ah d'accord. J'écoute Classic 21, les grèves des matons, l'image ternie de la Belgique et les millions investis pour la revaloriser. Je suis dans un film, une caméra cachée. 

Bah non.

Il revient, hop demi-tour, je ne dis rien, il me remercie tout le long, me dit qu'il espère que la voiture va accepter le double des clefs. Je pense à elle, la coquine, je lui raconte mon anecdote de voiture fermée les clefs à l'intérieur, en Normandie, le double resté dans le Pas de Calais, je stoppe le récit, il n'écoute pas, il est anxieux, angoissé. Je comprends, je suis passée par là, moi itou j'ai vécu ça. Le corps et l'esprit centrés sur ce détail : les clefs sont à l'intérieur, qu'on est con, et merde, tout ça. Et ensuite on en rit, mais pendant un laps de temps, rien d'autre ne compte. Peut être qu'il pourrait trouver que je sens bon, que je conduis bien, que je suis sympa. Bon ça ok il trouve que je suis sympa. Mais il aimerait que je conduise plus vite. Il me dit "non non à droite là". Eh là, je suis dans mon quartier, "je vais vous montrer mon raccourci". Je dis ça comme "je vais vous montrer mon décolleté", la voix suave, les gants de Rita Hayworth qui se retirent lentement. Rien. Je pourrais m'arrêter sur le côté pour l'embrasser, qu'il sauterait avant que je me penche pour continuer le chemin. Il ne voit rien, il ne s'appuie pas sur le siège, il est tendu comme un arc, c'est la première fois que je vois un corps ainsi. "Vous pourrez appeler je vous livrerai une pizza". Puis il saute presque en marche, il ouvre sa voiture, ouf lui, je fais mon créneau. Il revient vers moi, me tend son dépliant avec la liste des pizzas et repart en courant, saute dans sa voiture. Il roule vite, il n'aime plus sa voiture rouge, il la martyrise et fait cracher les vitesses. 

Je n'ai pas eu le temps de lui dire que je n'aime pas les pizzas, que je n'aime que celle de ma maman la pâte sablée détrempée par les tomates et les gros oignons presque cuits. Peut être qu'enfin il aurait ri. 


23/05/2016
1 Poster un commentaire

Ace ventura

J'étais à la ramasse

Quand tu as baisé avec cette blondasse

Cette poufiasse, connasse,

Celle qui vomissait sur tes godasses

Ce n'était pas tellement elle non

Surtout tes mensonges, cette mélasse

Je me suis sentie salie, je n'étais plus salace.

Depuis tout va mieux,

Mon coeur est joyeux

Et quand je lis la tristesse de celle qui était avant moi,

Je me dis que vraiment, 

Les gens tristes, c'est chiant.

 


05/01/2016
0 Poster un commentaire

Vous avez pris ma joie

C'était un jour voilà

je riais sans cesse 

la vie est joyeuse

je suis joyeuse

j'ai la foi en moi

trois petits mots ont eu raison de ça

Vous m'avez pris la joie

petit à petit

vos problèmes

que vous ne surmontez pas

vos besoins de moi

vos jalousies prières

mon amour ivresse

qui ne vous étouffe même pas

Soyez heureux

vous avez pris ma joie


29/12/2015
0 Poster un commentaire

Mon hmm

masque.JPG

 

Mon amour. Mon chéri. Mon amant. Je t'aime. 

Tu es beau. Tu es ma vie. Tu es mon homme. Mon poème.

Sans toi je ne suis rien. Sans toi je ne suis pas bien. Sans toi...

Viens. Emmène-moi. Transporte-moi. Regarde moi.

Les affres de la vie. Les soucis. Les autres. Je suis là.

On se ressemble. On s'assemble. On est pareil. tOi et mOi

Nos enfants. Nos parents. Nos client(e)s. Nos amant(e)s.

Nos rires. Nos hop. Nos ^-^. Nos tycons.

Nos lits. Nos envies. Tes oreillers. Mon canapé.

Mes tétons. Miss Beat. Force 12. Nos mouahahahah.

Notre slavitude, leur turpitude, nos solitudes, leur rime en ude.

Nos photos, nos mots, nos chiens, nos paysages.

Mes bijoux, tes baisoux, mes frous-frous, tes risque-tout.

 Par-delà tout cela, je te vois, aucun masque, uniquement toi.

Ta réalité, ta solidité, ta présence, ta confiance en moi.

Je t'aime et puis voilà.

 


07/03/2015
0 Poster un commentaire

Oh eau vieillesse ennemie

Plaisir de la vie,

Jouir dans le jacuzzi,

Se laisser porter par l'eau,

Se contorsionner,

Virevolter,

Se donner aux éléments, à lui,

Se noyer sous ses baisers,

Et le lendemain,

Tour de rein.

 chico.jpg


22/12/2014
8 Poster un commentaire

Je ne me trompe jamais

Je me sentais belle et insouciante,

Je me sentais jeune et innocente,

Il a dit que j'étais... soumise.

Ca aurait pu être un jeu, un rire,

Un échange de plaisirs,

Ce fut désolation,

Il a quand même eu mon pardon.

Il l'avait dit à une autre,

Certainement en riant, en se moquant.

Quand elle me l'a racontée,

J'ai été profondément blessée.

Dernièrement il l'a effleuré,

Je me suis dit "tiens j'avais oublié"

Jusqu'à ce qu'il dise "Je ne me trompe jamais".

Ce n'est pas toi que tu as trompé,

Juste moi... sans doute à jamais.


03/10/2014
1 Poster un commentaire