nuago

nuago

Oups, non pas vous les moins de 18 ans. Merci.


Partager l'intime

C'est beau, lent et hypnotique.

 

Te regarder est un plaisir infini. Tu es nu. La lumière qui joue avec ton corps dans un contre-jour étoilé ne me laisse pas insensible. Me donner à te voir ainsi dans ta recherche intérieure est un bonheur de chaque seconde. Je regarde à nouveau, fais défiler les images, remarque des trucs que je te partage. Tu te remets en question, en explication, tu frôles de tes mots la quiétude, le contrôle, la maîtrise. Tu es là dans tes mouvements, concentration palpable, bien qu'un peu perturbé par ma présence voyeuse. Ton art tu me transmets. J'en suis touchée, j'essaie de te reproduire et te comprendre mais tu dégages une sérénité que je ne peux copier. La lumière glisse sur ton corps, bleutée, comme une caresse que mes doigts ne peuvent t'apporter, rai longeant tes muscles ondulant sous la difficulté de l'effort. Inspiration ton ventre bouge, expiration ton sexe pointe. Oui je regarde là aussi, la composante qui me donne du plaisir, est en train de suivre le mouvement, les gestes précis : parfois serrée, étouffée, parfois libérée et se déployant un peu secouée. Tu offres ton corps à ma critique, tu te penches, je vois ce que tu ne peux voir, tu te redresses, être fier et majestueux. Tu souris... Tu souris. Je retiens mon souffle, celui qui aimerait courir sur toi pour te donner un peu le vertige, celui qui aimerait accélérer le temps pour être encore dans tes bras. Me voilà pleine de désirs devant ton expérience nu. Fébrile. Tu es un être délicieusement doué pour le partage du plaisir intime un peu marginal mais dont tout le monde rêve. Tu vas au bout de tes envies et ça, j'aime.

 

C'est comme une danse, un art sensuel venu d'ailleurs. Je t'en prie, recommençons.

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30/12/2016
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Expérience nue, le pourquoi

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La relation à mon corps est difficile, torturée. L'ensemble n'est plus terrible, il s'affaisse, tombe en détresse ; je trouve pourtant encore quelques détails jolis.

Et j'aime être nue, paradoxe. J'aime regarder le corps des autres, surtout celui des filles. Et de nue à vue, subrepticement, épiée, regardée, désirée, j'aimerais.

Alors pourquoi se frustrer ?

Dernièrement, je me suis surprise à avoir envie de me désaper à l'extérieur. Dans la tête, l'idée voulait surgir en réalité, c'était plus fort que moi, il fallait que je le fasse, avant que le temps ne m'efface. 

Trois lieux furent choisis, souvent à l'improviste, parce que l'envie taraudait soudainement, c'était le moment, le lieu, allez hop je le fais. Tout convergeait pour me mettre en lumière telle Venus de Botticelli sortant du coquillage. 

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;-))

Trois lieux donc :

  1. Le jardin chez moi à l'abri des regards (ou pas) fut ma première expérience. J'appris à mieux me connaître, en combien de temps je pouvais dévoiler mon corps. J'étais sur un terrain connu et je voulais me sentir libre dans chaque recoin de la maison, jusque l'extérieur.
  2. Sur la plage, lieu public mais en même temps lieu où la nudité est tolérée.
  3. Le bois, lieu où je fus totalement impudique, flirtant avec le danger, lieu silencieux et apparemment désert où j'avais surtout envie de rencontrer le loup.

De cette expérience, il en ressort surtout que je ne peux être nue sans ressentir l'envie d'avoir du plaisir. De la nudité découlent forcément les mains qui effleurent mes seins, mon sexe qui se mouille.

Etre nue est une forme d'apaisement intérieur. Un bien-être s'installe. Je suis en osmose avec la nature, l'herbe, le sable, les feuilles me caressent (ou c'est moi qui les caresse ?).

Etre nue, c'est aussi maigrir. J'ai perdu quatre kilos lors de cette expérience. 

Etre nue envoie à mon esprit une quantité de fantasmes divers et variés où à la fin je jouis... :-))

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Là, j'avoue, je suis nue.


24/07/2014
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Corps à cordes

 

Ca commence par un regard curieux pour une photo

Avec la moue et les sourcils froncés

Comment peut-on accepter ? Pourquoi ? La fille ne semble pas heureuse.

Ca continue par un récit d'un passionné

Les oreilles transmettent au cerveau cette info, ça peut être une passion partagée

Comment peut-on accepter ? Pourquoi ? La fille semble s'abandonner.

Et puis...

Et puis il y a ce regard gris bleu, bleu, non gris bleu je te dis,

Sa douceur, son élégance, sa jeunesse aussi, la petite ride au coin de la bouche,

Son charisme

Et son univers, la transmission de sa passion : le voyage, la technique, les inspirateurs, le thé, les livres, les photos, les envies, les accessoires, les geishas, les pourquoi, le sexe, les problématiques, le pain, les modèles, les partages, les cordes

Epicure réincarné

Des petites figurines japonaises te regardent te laver les mains dans la salle de bains.

Il te parle, il se raconte, il te pose des questions, il te frôle, il embraye, il te regarde, il t'oblige à toucher

Tiens. Regarde. Alors oui. 

... Il te frôle ... 

 

Tu veux essayer ? Tu préfères quelles cordes ? 

 

Ce n'est pas juste des cordes, 

Entre toi et moi

Ce n'est pas juste des cordes,

Elles sur moi

C'est une danse

Tu préviens

Un mot et je peux tout arrêter

J'ai confiance.

J'étais assise par terre comme ça

Dans une position qui m'allait bien

Je t'entendais t'affairer

Et soudain

Tu as fondu sur moi

Ce n'est pas juste des liens

Une technique inspirée

Tu m'as aspirée dans ta danse

Et tu es doué.

 

Derrière tu faisais, je n'ai rien vu,

J'étais là nouée

Et soudain tu passais devant

J'attendais ce moment

Le corps tendu

Et ta main sur moi, ton bras me prenait le corps

Ta joue contre ma joue

Ton bras tel une queue de chat se pose, et ta main ondule dans la continuité du mouvement et tes doigts et la pulpe des doigts... 

Tu longes et tu prolonges.

 

Et tu reprends, fièvre, affairement, travail,

Et ... douceur complice, sensualité divine, souffle exquis,

Alternance en musique,

Je sens la salive qui glisse, je n'ai pas le nez qui gratte, mais je me mange pour éviter de tout souiller de ma bouche

Tu te remets à l'ouvrage, derrière, appuyant ta poitrine, ton souffle

Ma jambe repliée, les cordes qui glissent

Tu te fâches, les obliges,

Non elles ne veulent pas, 

Je relève la jambe, les trahis, les aide, je ne sais pas

Est-ce moi que tu maîtrises, ou elles à chaque pas ?

 

Me voici dans tes cordes

A ta merci, ou toi à la mienne

Dompteur puissant

Moi lascive, torpeur ambiguë,

Tenue, sans retenue,

Je me laisse,

Mon corps prend possession de mon esprit,

Ou l'inverse,

Quelle importance dans cette portance.

Je sais exactement où tu es, ce que tu fais, je me dédouble

Je m'envole dans cette pièce, ton boudoir rosé. 

Je me vois, corps devenu idéal.

Sentir tes mains

Mais pas sur moi,

Sur l'envie précipice.

 

Le glas qui sonne soudain

Furieux tu dénoues

Non ! Pourquoi ?

Laisse-les sur moi, ne les retire pas

Elles me brûlent et me hantent

Elles se glissent et m'arpentent

Fils de l'architecte

Doucement dans mon antre

Ne sois pas jaloux d'elles

Tu t'arrêtes

Caresses ma peau, celle sans marque,

Tu t'attardes là où il n'y a aucune attache.

Cri dans mon ventre

Tu retires tout

J'ai froid

Je ne suis rien sans elles

Tu les abandonnes et m'entraînes

Loin d'elles, tu me choisis.

...

Tu m'as rendue belle. 

 

C'est une expérience où le temps s'enfuit

C'est une chance et je veux encore la vivre

Ce n'est pas juste des cordes qui se nouent et glissent

C'est une danse torride qui m'attire et nous lie

C'est une osmose où son esprit est entré en moi

C'était divin et je l'en remercie.

 

 

Découvrir l'univers d'Emmanuel Créateur

et en savoir plus sur le shibari

https://mangerbaiser-blog.com/category/shibari/

 

 

 

 

 

 


14/10/2016
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Expérience nue, le jardin

Aller caresser le matin les fleurs tout juste écloses, humer la mouille de l'herbe et retirer ses chaussures pour un peu plus de bonheur. Sentir le vent sur la nuque et un rayon coquin du soleil qui joue entre les branches du voisin.

Justement, pas de voisin ce matin, pas de volet ouvert. Faire glisser sa culotte lentement, en remuant du fessier, sentir le vent soulever la robe, se glisser sous les voiles. Ecarter les jambes en marchant. 

Dégrafer son soutien-gorge d'une main, une pensée vers l'amant qui s'y est échiné. Le retirer par dessous la robe. Sentir sa poitrine pointer sous le tissu léger.

Avoir envie soudainement de plus, du corps offert, revenir à l'état d'innocence, et se révéler impudique. Ôter par-dessus tête la robe légère. Lever les bras hauts vers le ciel au cas où un volet s'ouvrirait à cet instant et se montrer à son avantage, ainsi, les bras levés sous un regard courroucé ou émerveillé, on peut rêver.

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Défiler ainsi, avec juste un chapeau de paille, ombrant ses seins remontant. Avoir envie de plus, le corps qui s'offre au soleil, à la nature qui bourdonne et apprécie ce corps libéré de toute contrainte. Penser à une statue de Maillol dans un parc. Pourquoi elle et pas moi ?

S'abandonner sur le tronc poli par la pluie, à côté de la menthe où virevoltent les bourdons butineurs. Envie d'être butinée. 

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Offrir son corps au soleil totalement, au vent longuement. Se moquer des volets qui s'ouvrent, des regards surpris, des gorges se raclant de toux avertisseuses. Se donner, s'offrir au soleil, comme une vierge sacrifiée à un dieu déchaîné.

Suivre de sa main le corps chauffé, guidée par le vent qui caresse la peau sensible. Sentir le plaisir monter. Oublier les regards, les voix étonnées. N'écouter que son corps.

Expérience terminée. Apaisée, rester ainsi. Il va falloir oser se relever.

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11/08/2014
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Chez elle, la posture.

Ce matin, je te raconte, j'ai mouillé. Voilà avant de partir à mon rendez-vous avec la podologue, je vérifie son adresse car le boulevard est assez long et j'étais assez en retard. Je regarde sur Google, bien sûr je n'avais pas noté son nom, et là bonté de truc la podologue dans le boulevard est notée "fermée" mais une autre podologue est sur la place au bout de ce boulevard, donc je pars en catastrophe et arrive juste à l'heure.

Sans trop savoir si je ne me trompe pas.

Son cabinet est dans un consortium situé dans un couloir de garage par lequel on entre, et là il est noté plusieurs pièces, la sienne "3", j'entre ---> trois autres portes dont la sienne, donc je frappe et j'entre mais la porte est fermée. J'attends. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre et une voix crie "non mais c'est vous qui avez essayé d'ouvrir la porte ? Vous ne pouvez pas vous asseoir et attendre ? Vous ne voyez pas que c'est une salle d'attente ?" Je regarde huberlulu et lui balbutie "oh je pensais accéder au secrétariat" "Bah non c'est mon cabinet, asseyez vous". La voix est grande, une liane brune, en salopette et baskets, de grands yeux dorés. Bah alors !!!

 

Je m'assieds, j'ai envie de partir, je pense à mon concours, franchement ce n'est pas mon jour, déjà je ne pars plus pour Dijon mais je vais continuer à claudiquer. Un coup de téléphone me laisse assise. Et puis la porte s'ouvre "Madame Barbara c'est à vous". Ouf, je ne me suis pas trompée de podologue, est ma première pensée. Mais horreur je ne me suis pas trompée de podologue, à la réflexion. J'entre, je lui dis que je trouve sa réaction un peu too much, que ce n'est pas grave, que la porte était fermée. "Oui mais quand je consulte, la porte est ouverte" "Ah bon mais moi c'est la première fois que je viens". Bref, elle m'interroge. Pourquoi je viens, pourquoi je porte des lunettes, pourquoi pourquoi. Finalement je réponds, je suis là, profitons-en. Oh je commence à la faire rire avec mes regards distanciés sur ma maladie, le fait d'avoir couru parce que j'étais en retard. "Vous prenez le bus ?" Drôle de question. "Non le train, j'allais voir mon amant". "Ah et vous avez mal pendant vos relations sexuelles ?" Là c'est moi qui explose de rire "euh je n'en sais rien, il m'emmène dans un autre univers". Elle coupe court et m'explique qu'elle est posturologue et que les épines sont la conséquence, qu'elle veut comprendre la cause mais elle a déjà deviné ce sont mes lunettes, le fait de mal voir à droite fait que mon corps ne se tient pas à l'identique.

 

Bon elle s'assied et me demande de marcher devant elle, c'est troublant un peu. J'avance telle une mannequin, je tourne vers la droite, je m'en aperçois, j'essaie de tourner vers la gauche mais mes pieds vont plus vite que moi. C'est comme le fait de fermer un oeil, le gauche je n'y arrive pas. Elle me regarde, me scrute, je me redresse, sors les seins. Hop c'est bon, elle arrête ma progression et me place devant un miroir. Elle se met derrière moi et me pose les mains sur le bas du dos, "tournez la tête" sur les hanches "tournez la tête", sur les omoplates "détendez-vous, voilà parfait", sur le cou "vous êtes chatouilleuse" en se rapprochant je sens son souffle. J'avoue, ses mains me font un bien fou et me réchauffent. 
 

Et puis elle me demande de m'allonger, je suis en jupe et je me dis que j'ai bien fait de mettre une culotte. Elle me fait plier les genoux, tendre les cuisses, puis elle me prend les deux jambes et les écarte, ouh ouh "vous avez mal ? Il ne faut pas mentir !" "Euh non non je suis bien" "Ah ah !" dit-elle dans un rire, qui dévoile ses dents. Puis elle s'appuie sur moi, disons son ventre sur mes pieds, et puis me demande de me retourner, fait la même chose avec moi allongée sur le ventre, me plie les jambes, puis appuie (son ventre ? Je devine son pubis, j'appuie, elle dit "oui c'est bon comme ça". Oh elle se frotte à mes pieds ?). Elle continue ses points d'acupuncture, j'ai envie d'être nue, j'ai chaud, j'ai envie de la voir nue et la lécher là où mes pieds ont appuyé. 

  

Après la séance, (elle m'a remise debout devant le miroir pour me mettre des semelles et m'a retouché le bas du dos, les hanches, les omoplates, le cou, et la chaleur se dilue dans mon corps comme un alcool puissant et rapide, faisant battre mon corps, perdre la tête). A mardi !

Je passe aux toilettes car une furieuse envie de pipi me taraude. Je retire ma culotte, une petite masse blanchâtre apparaît sur le noir de la dentelle... j'ai mouillé épais.

 


28/05/2017
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Jeudi confession

Ca fait longtemps que je ne me suis pas caressée

L'envie n'y était pas.

J'y pense soudain

Me toucher les seins.

C'est doux, même si les tétons sont durs

Comme si tu venais de retirer les crocos supportant les lourdes chaînes

Comme si tu les avais titillés à l'envi, mordus, et finalement léchés pour les calmer

Comme si tu avais joué avec eux, les pinçant plus ou moins fort

Je vois ton regard à ce moment, les flèches lumineuses dans tes yeux

Je vois ta bouche faisant un O et imitant le bruit de succion.

Je serre les cuisses sur les lèvres et remue le bassin

La pression se fait plus forte puis j'entrouvre les cuisses pour humer mon odeur 

Je vois ton nez s'ouvrir, les narines s'écarter quand tu prends ce plaisir.

Je me tourne sur le côté dans mon lit

La fraîcheur du drap me surprend.

Et dans ce désir mal ficelé, inachevé

Je m'endors.

Tu me manques. 

 


23/03/2017
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Dans ma bouche

Je crois que c'est l'une des plus jolies bites que j'ai sucée, en même temps c'était la première, mon jugement est peut être altéré par le souvenir de la découverte. Elle était forte sans être grosse, bien campée sur la tige, pas trop longue, parfaite pour ma bouche, bien droite, comme une andouillette même si le concept de l'andouillette ne peut évidemment être une comparaison agréable. C'était celle de mon patron, nous avions terminé tard et je l'ai raccompagné en voiture. Il m'a offert un verre, je suis entrée, nous sommes restés longtemps devant la cheminée, je sentais son regard insistant, j'ai fini par tourner la tête, ses yeux m'invitaient à le chevaucher, il y a des yeux ainsi qui expriment très bien leur volonté. Je me suis retrouvée sur lui et j'ai glissé le long de son corps pour sortir sa bite qui s'est retrouvée dans ma bouche. 

 

Par la suite, nous avons continué ce petit rituel, de préférence dans son bureau ou le mien. Cela ne s'est jamais terminé par une pénétration vaginale, anale parfois. Ni mon clitoris ni mon vagin n'ont connu sa bouche ou sa queue alors que je connaissais les moindres détails de la structure de son membre. 

Dans son bureau, je l'entends m'appeler, j'arrive avec mon calepin, il est au téléphone, il me fait signe de ne rien dire et ouvre son pantalon. Je m'agenouille, dégraffe mon chemisier, retire mes lunettes, j'entends déjà un soupir, celui de l'homme qui sait ce que va être la suite. Son interlocuteur était une femme, qui avait une très belle voix, je lui avais parlé plusieurs fois, mais comme m'avait dit un des techniciens "elle est laide comme pas possible d'être moche", et sentait l'ail ou le poireau ou un mélange des deux. Son poste à responsabilité élevée faisait que mon patron - rien qu'à sa voix - en était fou, puis il l'avait rencontrée, et ses visites s'étaient espacées.

Au téléphone ils parlent de l'article qu'ils écrivent à quatre mains, sur une crosse datant du moyen âge ; en fait, elle parle, lui se contente de dire oui là oui, non pas ça, mhmm, et les instructions qu'il donne me sont destinées, c'est ainsi que je l'entends. La jolie voix de la dame doit sans nul doute aider à l'entraîner vers une extase passive. Passer sa bite entre mes seins avant de retrouver ma bouche lui plait bien "ah oui" puis le sucer à l'envi sans retenue crée des "mhmm" puis des "fffff" où sa respiration s'accélère avec des tentatives de maîtrise du sujet, il agrippe ma tête pour retirer un peu de pression, reprend le téléphone pour dire deux trois mots, sa voix est différente, hachée, rauque, je souris, il est mûr pour la suite, il est à moi là, j'ai le pouvoir sur lui alors que je suis à genoux comme d'habitude, offrant la vue sur mes seins, la jupe relevée pour être à l'aise et lui donner à voir ma croupe.

Il n'était pas rare qu'il me présentât à certains de ses amis, c'est ainsi que je rencontrais mon futur médecin qui lui a une bite un peu plus longue qu'une andouillette. J'imagine leur conversation, la transmission de la connaissance d'une suceuse qui ne demande pas plus. Nous étions au tout début des années 90, le SIDA avait changé certaines pratiques des "hommes à femmes", il fallait faire attention, le préservatif n'était pas encore accepté et la fellation semblait à l'époque safe sex. Les filles irrégulières ont souffert à cette époque (en tout cas moi), et j'étais devenue la fille qu'on se prête pour les pipes. Peut être que les garçons s'appelaient pour relater la pratique dans laquelle on disait que j'excellais*. Les déjeuners entre garçons devenaient sans doute le lieu d'échanges sur ma façon de faire. "Tu sais ma chargée de mission ? Elle est parfaite sous le bureau".

Et là sous le bureau, je lisse, je goûte, je nettoie, je lèche, j'engloutis au fond de ma gorge, attrapant les couilles par les mains, aventurant mes doigts vers la peau plus tendre sans aller encore pénétrer le cul de mon sucé. J'entend les râles, les "oui oui, euh non, excuse j'ai une urgence je dois raccrocher, je te rappelle, je te rappelle" émis de manière saccadée, le combiné reposé de manière brutale (nous sommes dans les années 90, le téléphone portable fait à peine son apparition) puis une déflagration dans ma bouche et un aaaahhhh sorti des entrailles. Je sèche les coins de ma bouche, me rajuste, reprends mon calepin, point de câlins ou de post-coït amoureux, il a joui. Je sors de la pièce, les genoux un peu flageolants.

"Merci Barbara".

 

 

* notez l'emploi de l'imparfait

 

Ill. de Loïc DUBIGEON
trouvée sur http://michel-koppera.over-blog.com/article-loic-dubigeon-fellations-87014038.html


22/01/2017
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Les seins doux

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Il faut que je vous dise, 

C'est comme ça, 

Mon côté bi sans doute

Ou peut être pas

J'aime bien regarder les seins des filles.

Un de vous m'a parlé du dessous des seins

Et depuis je regarde plus particulièrement cet endroit

Car ce n'est pas le mamelon/téton/bouton

Qui crée chez moi des joies,

Mais le renflement doux, le petit côté poche, ce moment où ça semble tomber et puis non, ça reste comme ça.

Comment ça tient, il paraît que cela s'entretient,

Des longs jets doux sous la douche,

Des massages réguliers,

Trouver vos mains pour s'en occuper, 

Ou se débrouiller,

Savonner le creux, sans les lâcher ou les laisser retomber lourdement,

Les petits seins certains aiment,

Moi voyez-vous, ça me laisse un peu froisse, il manque ce renflement, cette courbe alanguie, ce tracé non aligné.

Les seins lourds, non plus je n'aime pas,

Quand la poche pose sur la peau, 

Quand il manque cette légèreté 

Qui fait pour moi le sein parfait.

Et mes yeux de suivre l'ample cheminement

Et mon coeur de battre allègrement.

 

(poche c'est moche).

 


30/06/2015
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Dans le miroir

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Oh, c'est moi là que je vois ?

Toi parti, moi sans toi.

Cette nuit la fleur s'est éclose,

tu m'as rendue belle, moi qui n'étais que morose.

Je me sens fière, je me sens femme.

Le plaisir que nous avons partagé

me donne envie de n'être que chair

feu et flamme.

Reviens vite, brûle moi encore de ta prose

Baise moi bordel, restons en overdose.

J'étais vieille et avachie

Tout a changé cette nuit.

Mon corps est beau malgré tout

les seins gonflés, les lèvres à bout.

Et par toi, je ne suis plus en dégoût.

 

Miroir, qui est la plus belle,

je m'en moque, car je suis celle,

son amour me transporte,

et le reste qu'importe.

 

Ecrire sur une même photo, les autres participations :

Yann :  http://yannblackheart.tumblr.com/post/111500094395/elle-se-regarde-seule-et-fatiguee-tu-tes


03/03/2015
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L'histoire de la p'tite culotte

Toute ressemblance avec une p'tite culotte existante ne serait que pur plaisir. 

 

Elle était assise sur la grève un peu froide, la pierre était dure, elle sentait les petits cailloux qui abîmaient ses fils. Elle était en dentelle de Calais, violette, celle que sa maîtresse portait lors de grandes occasions, et le principal concerné était en retard. 

Décollage, elle a enfin compris. Maîtresse se lève. La voilà assise de nouveau sur un plaid qui lui tient chaud. Pour la remercier, la p'tite culotte entre dans les fesses de sa propriétaire, qui la remet d'un geste à sa place, agacée. Hmm les doigts qui la caressent, c'est agréable. Elle aime bien être tripotée. 

Depuis qu'elle s'était retrouvée en PP* sur de nombreux réseaux sociaux, sa carrière de p'tite culotte avait changé. Sortie du tiroir aux chaussettes, elle avait été choyée, mise en lumière, photographiée, elle prenait des poses (les poses qu'on lui imposait certes). Elle s'était retrouvée regardée par des milliers de personnes, attisant leurs envies, exposée, reluquée, destinée à inviter le mâle (de préférence) à questionner la dame qui la portait, et accessoirement la rencontrer.

Parfois elle se retrouvait en page intérieure, en selfie improvisée, en selfoufoune devrait-elle préciser, même si sa propriétaire prenait un soin exemplaire à ne laisser dépasser aucun poil à travers les dentelles délicates. Mais en avait-elle seulement ?

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Oups, Maîtresse se relève. Il est enfin arrivé. A travers les plis de la robe fine, elle sent un tissu raffiné, contact bref de tissu à tissu, finalement pas si bref que cela. Le monsieur s'excuse de son retard en gardant la dame dans ses bras un peu plus longtemps que la normale, (oh elle lui plaît) et la p'tite culotte remarque alors déjà l'objet du monsieur poindre derrière le slip, mais elle se demande quand même s'il en portait un. Avec les hommes, il y avait rarement des surprises. Bien souvent, la p'tite culotte se retrouvait à terre à côté des chaussettes de la journée, ou carrément sur le slip kangourou blanc. Elle rêvait de rencontrer le boxer dont faisait état régulièrement un follower, mais sans y croire vraiment. Rêver c'était bien aussi. 

Les participants s'assoient sur le parapet, et le pop d'un bouchon de champagne se fait entendre, ainsi que des rires. La p'tite culotte patiente tranquillement, sait bien ce qui va advenir. D'ailleurs, ça ne tarde pas, Maîtresse écarte un peu les cuisses et ainsi la p'tite culotte a une parfaite vue dégagée sur les chaussures de la dame et la jambe du monsieur qui se dresse au-dessus d'elles. Elle entend les bouches qui se touchent et voit la main remonter le long de la cuisse et s'arrêter au bord du bas. "Coucou les doigts" ose la p'tite culotte. Elle les voit s'agiter mais trop fébriles pour répondre restent là, timides soudainement. La p'tite culotte s'impatiente, elle veut être touchée, d'ailleurs elle sent les lèvres derrière elle s'entrouvrir. Ah non, pas maintenant, si elle est déjà mouillée, elle va attraper froid. Le monsieur semble avoir du doigté, et enfin ils remontent jusqu'à elle. Mhmm elle ondule longuement sous la pulpe charnue et se sent étirée, caressée au niveau du clitoris, elle adore particulièrement ce moment. Elle sait que le contact de son tissu au niveau de cette proéminence ourlée va déclencher les soubresauts de sa porteuse. Les doigts la font pénétrer un peu dans le conduit où coule parfois une rivière, puis s'enfoncent de plus en plus fort. Il fait tout noir soudain.

"Pas trop, je vais me déchirer, suis délicate" réussit-elle à murmurer aux doigts désormais malicieux et la faisant tournoyer à l'intérieur du conduit.

Ce qui devait arriver arriva, la p'tite culotte se déchire un peu à la lisière du fond et de la dentelle. Voilà ! Voilà ! Il va falloir encore subir la torture de l'aiguille. Ah celle-là, la p'tite culotte l'appelait Miss Sado tant elle adorait piquer son tissu soyeux, notamment au moment de passer le chas plus épais.

Enroulée autour du majeur, la p'tite culotte devient de plus en plus mouillée. Elle va attraper froid. Ils ne pourraient pas aller ailleurs, dans une pièce chaude, qu'on en finisse. Un petit vent s'infiltre autour d'elle avec les va-et-vient. Elle est lasse tout d'un coup et suffoque.

Les doigts comprennent son désarroi et se retirent, la remettent en place. La p'tite culotte n'a pas le temps de reprendre son souffle qu'elle voit apparaître la bouche ; deux lèvres énormes se posent sur elle, l'embrassant, la suçotant. Le sang afflue sur les propres lèvres de Maîtresse, battements répétés de la pression sanguine. La culotte est ainsi prise entre plusieurs coups, doux et de plus en plus prononcés. Ce moment la réchauffe un peu, même si elle est mouillée de partout, sur l'endroit et sur l'envers. 

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Soudain, les doigts l'écartent, et Maîtresse se prend frénétiquement de passion, elle roucoule, pousse des halètements, lève les fesses. Mais que fait-elle ? Trois mains retirent la p'tite culotte d'un coup et hop elle se retrouve dans un endroit bien sombre et étroit, à côté d'un mouchoir à carreaux, un peu usagé aux entournures et d'une odeur à hoqueter.

"Pouah" dit le mouchoir, "mais qui êtes-vous ?

"Pouah moi ? Mais c'est vous ! Où suis-je ?"

"Dans une poche voyons ! Que vous êtes jolie".

Les ballottements poussent la p'tite culotte vers le mouchoir au tissu râpeux et aux effluves rances d'eucalyptus. "Que vous êtes douce mais vous puez !" dit le mouchoir à la p'tite culotte qui n'en croit pas ses fils. Elle parfumée au Lolita Lempicka dégage désormais une odeur de salive et de bave sirupeuse. Et elle est dans une poche ! La p'tite culotte s'était parfois endormie à cet endroit mais à la fin des combats, quand les protagonistes se souhaitaient bon retour. Mais là, tout est à peine commencé et elle se retrouve à côté d'une chose peu ragoutante, désagréable et est retournée dans tous les sens. Le mouchoir en profite pour la caresser dès qu'elle est projetée sur lui. Cela aurait pu être sympathique s'il n'était pas autant plissé par la morve séchée. Puis, soudain cela se calme. Elle tend ses fils pour saisir la conversation, se relève, et quelques minutes plus tard bondit sous le déplacement du corps. Ah, c'est plus désagréable que d'être entre deux jambes mais au moins le mouchoir est tenu à l'écart. 

 

Une porte qui se ferme, sans doute de retour chez elle, elle n'avait entendu aucune conversation, aucun mot doux. Après jouissance, le couple s'était probablement séparé. Une unique fois sur la grève et c'est tout ? Sa maîtresse devait être déçue. Mais la p'tite culotte allait être plongée dans un petit bain tiède avec de la mousse moelleuse, et elle pourrait enfin se reposer. La p'tite culotte appréciait surtout les rentrées à la maison après ces sorties mouvementées, et elle était caressée par les doigts de Maîtresse, si tendre avec elle, qui la plongeait dans l'eau douce et parfumée et où elle pouvait se prélasser.

Elle entend des voix, un homme et une femme, tiens elle ne reconnait pas les timbres. Et puis soudain, une main plonge dans la poche, la saisit en même temps que le mouchoir qui en profite (saligaud) pour se serrer contre elle, et se retrouve "atchoum" dans un nez bavant et filant, mouillée d'une poisse indescriptible, sous les sourires du mouchoir qui a échappé pour une fois à son office. Elle est devant deux paires d'yeux effarés, ceux de l'homme incrédules et dégoûtés, et ceux de son épouse horrifiés.

La p'tite culotte passa alors de mains en mains, tirée, projetée, secouée, et finalement mourut sous les piétinements de la dame qui visiblement n'appréciait pas la dentelle de Calais.

 Photoculo[1].jpg

 FIN

 

* PP : photo de profil

Anne Léonard - Ma p'tite culotte (1977) https://www.youtube.com/watch?v=ZEu1VzZygec


14/01/2015
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